La fin d’une épopée salariale

« Les notes de frais sont au salarié, ce que les mauvaises herbes sont au potager. Une contrainte qu’il nous fallait éradiquer. »

L’hégémonie de leur existence et de leur nécessité à longtemps perdurer. Intrinsèquement à ce terme, il nous a toujours été porté de croire qu’elles faisaient partie de notre routine professionnelle. Qu’elles étaient un mal nécessaire à l’accomplissement de nos devoirs et qu’en aucun cas nous ne pourrions-nous en passer.

Elles furent cependant un mal nécessaire. La technologie et les moyens de communication adéquates étaient alors inexistants et on ne pouvait reprocher aux entreprises de refuser de déléguer, en toute confiance, cette clé qu’est le pouvoir de payer. Le seul moyen existant réside dans le contrôle a posteriori comme nous l’avons longtemps connu. La recherche de la carte de l’entreprise, la ressaisie longue et fastidieuse, le justificatif papier ne devant pas être perdu. Tout cela ne nous est que trop commun. Mais ce temps est révolu.

 

« Une dépense non-justifiée est une perte pour le salarié et l’entreprise. »

 

En portant sa précédente société Anévia jusqu’à, ce que beaucoup considèrent comme un jalon entrepreneurial, l’entrée en bourse, Tristan Leteurtre s'est également rendu compte qu'il faisait fausse route sur un certain nombre de sujets. Non pas depuis le début de sa précédente entreprise, que beaucoup connaissent sous le nom de VLC, mais depuis le début de sa carrière. Les rouages et les engrenages de ces grandes machines que sont les entreprises françaises étaient rouillés, grippés par de petits bouts de papiers. Des morceaux d’arbres compactés qui n’avaient plus leur place dans notre monde, si ce n'est encore vivants en pleine terre.

 

« 6 millions de tonnes annuels, c’est la consommation de papier dans le monde professionnel. »

 

Eradiquer les notes de frais est donc devenu mon combat. Mon combat pour les salariés, mon combat pour les entreprises et mon combat pour la planète. Tous nous avons à y gagner et rien à y perdre. 

Le salarié n’aura plus cette charge administrative lui pesant sur les épaules telle une épée de Damoclès. Il n’aura plus besoin d’avancer les frais qui peuvent lui coûter parfois très cher en cas de retard de remboursement. Ce fardeau psychologique, que certains appellent « charge mentale », alors que nous vivons dans un monde toujours plus prenant, s’envolera pour de bon.

L’entreprise elle, gagnera en efficacité. Les différents départements pourront enfin agir à leur guise et maximiser leur temps en investissant quand il le faut, sans avoir à courir après une carte perdue. Les entreprises donneront volontiers ce pouvoir à leurs salariés car les nouvelles technologies leur assureront une sécurité. Elles auront enfin les données nécessaires pour piloter leurs équipes et optimiser leurs dépenses.

 

« Savoir ce que mes équipes dépensent et comment elles le font me rapportent plus que de les contraindre à l’attente. »

 

Je vous ai cependant gardé une bonne nouvelle après avoir partagé mes convictions. J’ai tout au long de cette article employé le futur comme si cette épopée n’avait pas encore pris fin et comme si le chemin à parcourir était encore semé d'embûches. Ce n’est déjà plus le cas.

« Les notes de frais, nous les avons déjà tuées. »

Alexandre Smadja

 

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