Comment financer les détails de sa micro-entreprise ?

Le 19.05.2021

  

La micro-entreprise possède un régime juridique identique à celui de l’entreprise individuelle. Toutefois, sa gestion est beaucoup plus simplifiée et les formalités administratives à remplir ne sont pas très contraignantes.

D’ailleurs, le patrimoine professionnel de l’auto-entrepreneur et son patrimoine personnel sont confondus. Diverses aides sont aussi proposées aux auto-entrepreneurs pour les amener à faire décoller leur activité et pour les accompagner.

Recourir à une institution financière indépendante

Les institutions financières indépendantes offrent bien plus d’avantages à l’auto-entrepreneur que vous êtes. Les formules mises à votre disposition vous permettent de souscrire un crédit facilement, plus vite que dans les institutions bancaires traditionnelles.

Après avoir fait le choix de votre établissement de crédit, effectuez une demande en ligne sur son site en précisant le montant dont vous avez besoin. Donnez également des détails sur la durée de remboursement souhaitée. Renseignez vos informations personnelles telles que votre nom, prénom et votre date de naissance. Ajoutez les différents documents demandés qui sont généralement : une pièce d’identité valide, votre carte bancaire et dans certains cas, vos dernières fiches de paie.

Généralement, une réponse vous parvient dans les heures ou les jours qui suivent. Si vous recevez un retour positif, vous n’avez plus qu’à signer le contrat de prêt pour que les fonds soient immédiatement débloqués. C’est notamment le cas de la plateforme Finfrog, qui propose des microcrédits 100% en ligne pour les particuliers, mais aussi pour les micro-entrepreneurs qui souhaitent financer une partie de leur projet professionnel.

Souscrire à l’ACCRE

L’ACCRE est la plus importante aide financière apportée aux auto-entrepreneurs. Elle vous exonère totalement d’une partie de vos charges sociales. L’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise est aussi accordée à certaines catégories de personnes parmi lesquelles les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, ceux de l’Allocation Temporaire d’Attente et ceux de l’Allocation de Solidarité Spécifique.

Les bénéficiaires de l’ACCRE peuvent aussi bénéficier de l’ARCE ou Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise.

Les autres bénéficiaires de l’ACCRE

Il s’agit du demandeur d’emploi indemnisé, du demandeur d’emploi non indemnisé inscrit à Pôle Emploi et de toute autre personne remplissant les conditions pour bénéficier des contrats nouveaux services et emplois des jeunes.

La procédure à respecter pour la demande

La demande de l’ACCRE était soumise au remplissage d’un formulaire à déposer auprès du CFE ou Centre de Formalité des Entreprises compétent. Actuellement, la délivrance de l’ACCRE est automatique pour tout auto-entrepreneur qui effectue sa déclaration initiale d’activité.

Adhérer au NACRE

Le Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise a été mis sur pied en mars 2009 par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Il s’agit d’un prêt sans garantie et à taux zéro. Il est destiné aux jeunes entrepreneurs qui ne disposent pas de fonds pour terminer leur projet.

Le NACRE doit être accompagné d’un emprunt bancaire avec une durée et un montant identiques ou supérieurs au prêt à taux zéro. Ledit projet doit être examiné par un expert et le montant alloué est compris entre 1 000 et 10 000 euros. Le remboursement a lieu sur une durée de cinq ans au plus.

Se tourner vers le FGIF

Le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes a vu le jour en 1989. Uniquement destiné à promouvoir la création d’entreprises au niveau de la gent féminine, il vise aussi à couvrir les fonds de roulement et les fonds en investissements. L’un et l’autre de ces apports ne visent pas qu’à aider au lancement de l’entreprise. Ils serviront également à l’accompagnement du projet tout le long de son évolution.

Penser à l’AGEFIPH

L’État propose une aide à la création d’entreprise pour les personnes handicapées demandeuses d’emploi. Le montant maximum était de 12 000 euros et l’apport minimum, de 1 525 euros. Cependant, quelques modifications ont été apportées depuis avril 2012. Désormais, le montant minimal à céder est de 1 500 euros et le montant maximum est de 6 000 euros.

Par Mathilde Deryckere

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